J'ai envie d'écrire, j'y pense à longueur de journée, puis vient le temps de m'asseoir, de mettre les mots sur la table et plus rien ne sort. Comme d'habitude... mais check ben...
Je l'aime mon homme, vraiment. Mais semble-t-il qu'il n'y a rien de facile et de simple sur cette terre occupée par les envies d'chier de notre espèce. J'en suis une de première classe, envie de chier, j'donne pas ma place j'te l'jure.
La vie est plate, ça l'air que c'est comme ça pour tout le monde. Sauf que certains l'occupent, l'habitent de petits chiens, de travail déchaîné, d'enfants plein de morve... Ça l'air que je ne suis pas la seule à m'emmerder d'aplomb dans une vie pleine de rien sauf de gens que j'aime, pleine de vide sauf pour ceux qui m'aiment...
J'me demande, comme dirait l'autre, je m'demande quossé qu'on fait là, câlisse?! À cause qu'on reste là, comme des caves, à attendre le Messie, le soleil, ou whatever, quelque chose à s'accrocher comme des cons qui ont peur du vide. J'ai pas peur du vide, j'le trouve juste tellement long, pis plate, pis morne. J'en ai pas peur, mais si c'est ça la vie, à quoi bon, ostie??!! Quand c'est pas excitant, quand ça ne bouge pas trop longtemps, quand je suis loin de ceux que j'aime, quand on ne rit pas pendant quelques temps, je m'demande ben... Même que ce n'est plus une question, ça devient un échec et je me dis à quoi bon, ostie.
J'ai pas un criss de rêve dans le coeur, pas une ostie de passion qui m'habite. J'aime erien, tsé comme dans fuck all. J'trouve toute plate, toute poche. Ou j'aime des choses que moi j'suis trop nulle pour réaliser, fack ostie fais-moi pas chier... Si j'suis pour trouver toute fuckin' plate pis finir ma vie à travailler pour la Grande Pute, j'ai vraiment le pire karma de marde.
(scusez-là...)L'homme que j'aime me parlerait peut-être de Bouddha et de sa loi, laquelle je ne trouve ni terne, ni fade, ni fake, mais... Une discipline. Encore une autre de plus. J'en ai marre d'la discipline. Tu me diras que j'en ai marre parce que, dans ma vie, la discipline, c'est moi qui la fait... L'homme que j'aime, aussi, fait sa propre disicipline, ne se laissera pas marcher sur les pieds, me tiendra tête. C'est une des choses que j'aime beaucoup chez lui, mais c'est aussi, sans doute, le trait qui m'en fait arracher, mordre, croquer... Qui me pitche ce que je suis en pleine face, qui va finir par me faire rasseoir, peut-être même m'accroupir à la fin... Comme si... Comme si j'étais pas capable d'être face à ce que je suis, comme si j'allais perdre. Perdre la face. Perdre la mienne. Perdre ce pour quoi je me bats avec moi-même et les autres depuis toujours. Pourquoi, j'sais pas... Comme si ma carapace allait tomber. Comme si c'est ça qu'il faudrait... Comme si j'avais peur.
De montrer. De voir. Surtout de voir.
Ayoye...
Cette constatation... J'pense ben que c'est assez à avaler dans une journée.