mercredi 16 décembre 2009

Same old shit

Ostie qu'on gèle!!!

J'suis fatiguée. Même si je dors. Cernée jusqu'aux coudes.

J'suis pas mal bonne dans le pas braillage, je ne me couche pas en petite boule dans un coin en pleurant. Je ne m'assieds pas dans un bain avec la douche dans face, à hurler mes sanglots. Je ne pleure presque pas. Je pleure quand je me lève le matin et qu'il n'est pas là. Je pleure au travail quand quelqu'un me demande si j'ai des nouvelles, je pleure quand je prends mes messages et n'en ai aucun, je pleure en rentrant du travail, constatant que je n'ai ni courriel, ni visite, ni de papier dans la boite aux lettres... Quand je constate qu'il n'a jamais essayé de me contacter. Pis maintenant, je pleure.

Ce n'est pas vraiment lui que j'attends... Je ne sais même plus... J'attends que ça se règle un peu plus concrètement, ça c'est sûr. J'attends qu'il vide son stock. J'attends de savoir si c'est moi qui le pakte ou si c'est lui. S'il veut le garder ou s'il s'en criss et ne viendra pas. S'il veut que je m'en occupe. Et pour avoir une réponse à ça, faudrait qu'il m'appelle. Le plus sobre possible. Qu'on se parle... parce que je ne suis pas certaine d'avoir envie de le voir. J'suis vraiment, vraiment fragile.

Ya des minutes, de courtes minutes où je regrette d'avoir changer si vite la serrure. Puis je me rappelle que je suis à boutte depuis si longtemps, que je vise mieux pour nous deux depuis si longtemps, que je l'aime comme une folle mais que je ne peux pas vivre un amour comme ça, toute seule, avec quelqu'un qui n'est pas là, qui ne donne pas signe de vie... Me rappelle aussi que ce n'est pas la première fois, ni même la deuxième, pis que j'ai été assez conne de même. Je me suis assez fait niaisée. C'est pas ça, l'amour.
S'il m'aime, il devra changer sa façon de m'aimer et sa façon de me le montrer. Mais il ne fera pas ça dans mon appart, parce que c'est ce que c'est maintenant... mon appart. S'il m'appelle et qu'il veut me parler, ok. Il n'aura qu'à me rejoindre au travail, on ira prendre un café. Pas question de boire avec lui s'il veut me parler, et pas question que ce soit ici. Il va rentrer une seule fois ici, et c'est pour sortir le stock. (J'VEUX CROIRE CE QUE J'ÉCRIS!!!) Ensuite, quand il aura un appart, s'il veut me voir, il s'arrangera. Moi j'avance. Avec le changement de serrure, il n'y a comme plus de revenez-y. No way que je vais lui faire un double d'une nouvelle serrure quand je l'ai changée parce que je ne me sens pas en sécurité avec un mec qui peut retontir quand il veut, dans l'état qu'il veut, mais que le reste du temps il n'est jamais là. No way.

J'veux rien savoir. J'veux juste qu'il m'appelle pis qu'il vienne chercher son stock. J'veux pas qu'il me mente en pleine face. J'veux pas entendre ces histoires pleines de marde. Pour l'instant, j'veux même pas le voir. J'veux rien savoir.

M'en criss de m'occuper de toute. Grand plaisir pour moi de pouvoir garder système de son et lecteur dvd. Aucun malaise à garder le divan jusqu'à ce que j'aille chercher l'autre grand et beau divan en L bourgogne, pis de le câlisser aux vidanges après. S'il me laisse tout ça, faudrait que je le sache. S'il le ramasse, faudrait que je le sache aussi. Une des choses que j'haïs le plus au monde, avec l'hypocrisie, la lâcheté pis la trahison, c'est ben de rester dans le silence. L'ostie de silence lourd. Le non-dit. Être dans le noir.

J'suis tannée d'être triste. J'suis tannée d'être fâchée. Tannée de mal dormir, de manger 3 cuillerées (vraiment!!) de bouffe par jour. Tannée de ne pas avoir mon sourire dans face. Tannée que ça traine. Tannée de préparer mon Noël de même. Tannée. De toute. En criss.

Alors non. Toujours pas de coup de fil. Toujours pas ma passe d'autobus. Toujours rien.
Plus ça va, moins je trouve ça drôle...
Toujours pas sommeil. Toujours pas faim.
Le deadline arrive à grand pas... J'dois juste être un peu plus forte.

mardi 15 décembre 2009

Ok...

J'suis allée souper chez Djou, ça m'a fait du bien. J'étais très saoûle et j'ai pris le taxi pour revenir.

La serrure est changée.

J'ai toujours pas de nouvelles. Ni d'appel, ni de courriel, un ostie de gros fuck all.

J'dois rester forte, ne jamais ouvrir la porte et applaudir ma nouvelle vie.
Pas facile, ostie.

lundi 14 décembre 2009

Dans 10...

C'est fini.
Moi et l'homme, c'est fini.

Même si je l'aime, c'est fini. Je le laisse. Il n'y aura pas d'après ni rien, c'est fini et c'est ça qui est ça, comme dirait mon meilleur.

J'ai eu des nouvelles de lui par son ami. Il n'a jamais daigné m'appeler. Même si on lui a dit que je le cherchais. C'est ti pas se câlisser de moi, ça!! J'ai appelé au Chfal et il était encore là à 5h09 ce matin. J'lui ai pas dit que c'était fini, juste que je voulais ma passe parce que je devais aller quelque part. Il m'a dit qu'il me la ramènerait avant 10h ce matin, mais je ne le crois pas. Ça fait longtemps que je ne le crois plus... Alors je regarde combien vaut l'anthologie de Lennon, pis je me dis que je vais aller vendre une coupe de ses affaires si j'n'ai pas ma passe.

Il a jusqu'à 18h pour décrisser. Plus que 11 heures avant d'avoir l'appart à moi toute seule, avant de l'oublier, de faire une nouvelle vie sans lui. J'suis tannée de me faire mentir, de mettre mon énergie sur quelqu'un qui n'en vaut pas la peine alors que je suis merveilleuse et que des milliers de mecs voudraient d'une fille comme moi. J'ai plein d'amises, j'suis super bien entourée. C'est difficile de faire le saut, mais je n'ai plus le choix. Combien de temps sinon devrais-je attendre? Pis j'parle même pas d'attendre que ça change, juste atendre... de me sentir bien. De savoir qu'il m'aime. Qu'il tient à moi... J'n'attends plus. J'avance. Et il n'aura qu'à courir s'il veut quelque chose de moi.

J'ai peur. Qu'il ne rentre pas et que je n'aie pas ma clef. Qu'il ne ne se pointe pas et donc qu'il laisse son stock trainer ici. Peur qu'il vienne si j'suis pas là. Peur de la guerre. Peur de ne pas pouvoir me contrôler et de devenir violente. Non, mais j'ai jamais vu ça, quelqu'un qui se crisse autant des autres... Quelqu'un qui est aussi égocentrique. Faire sa vie dans la merde, c'est un choix. Entrainer les autres dans sa chute, ça n'a pas de classe.

Je me fais traiter de tous les noms si j'veux le mettre dehors. J'me fais traiter d'égoïste, de "t'es-ben-toi-t'es-pas-dans-rue", de contrôlante, de folle. Ça fait 5 mois que ça dure et je n'ai même pas le droit de sauter une coche, même pas le droit de crisser son stock dehors. J'suis pas une femme battue, mais à force de me faire casser les oreilles avec la même vieille marde, j'me mets à y croire. Alors je ne mets pas son stock dehors, même si ça me ferait le plus grand bien tout en me déchirant le coeur. J'sais pas pourquoi on dirait que j'ai encore du respect pour lui... Parce que c'est un manipulateur de première classe? Parce que mon cerveau est à broil depuis trop longtemps? Un moment donné, ça va faire, le non-respect de l'autre. Ça va faire la culpabilité, à force de me faire dire que j'suis donc vache de le mettre dehors. Criss, yé jamais là, ya juste à rester où il était, quand il n'est pas ici.
Il me ment, ment à ses amis ou ses amis me mentent.
Je sors ça de ma vie.
J'ai crissement envie d'être avec quelqu'un qui a envie d'être avec moi. Pour ce que je suis, pour comment drôle et vivante je suis, avec mes failles que je n'ai pas besoin de camouffler, avec mes failles qu'on saura aimer.

J'me souviens. Me souviens de l'année passée, de Monsieur Silence, de comment j'avais envie d'être avec lui et de comment j'ai compris vite qu'il n'en était pas là. Je me rappelle aussi que j'ai pleuré, pas autant que j'ai pu pleurer avec l'Homme, mais quand même. Me rappelle de ma solitude et des moments avec mes amises. Me rappelle que je finissais par avoir du fun pareil, que j'ai passé des osties de belles soirées à boire et à danser avec ceux que j'aime. À avoir beaucoup d'amis à la maison. Me rappelle que je n'étais peut-être pas la plus heureuse au monde, mais que j'étais nettement plus heureuse que maintenant, à attendre quelqu'un qui ne m'aime pas.

Je ne veux même plus savoir où il était. Il m'a menti 3 fois dans la même phrase, je le sais.
J'veux juste qu'il prenne ses affaires pis qu'il parte.
Point final.

dimanche 13 décembre 2009

TABARNAK!

J'suis en tabarnak.
Rien de moins. Même fuckin' plus que ça, j'ai le goût de tout casser, de crier, de brailler, de mourir même pour que toute la marde cesse enfin.

Yé pas là. J'arrive d'la job, pis le criss yé encore pas là. Je me sens en otage à cause que j'ai pas de passe de bus pis que je me dis que si je paye le métro, ben il n'aura pas l'argent pour me rembourser. Ça fait que je me prive, comme une ostie de conne qui s'oublie bien trop facilement.

Pas un ostie d'appel. Pas un ostie de message. Pis j'imagine en plus qu'il va arriver, juste quand je vais être assez pompée pour ne plus être capable de contrôler ma haine, ma rage, ma violence.
Criss........ pourquoi il me dit tout ça, pourquoi il me dit qu'il sera là. Pourquoi il fait ça s'il n'est JAMAIS là.

La fille est à boutte en tabarnak. La fille en a son ostie de truck. La fille mérite crissement mieux qu'un égoïste de la sorte, d'une loque alcoolique qui n'a AUCUNE ostie de parole. La fille mérite au moins quelqu'un qui est là quand il dit qu'il va l'être.
J'vais recommencer à brailler.
M'a bouwère.
M'a mettre les choses sur le bord de la porte.

J'sais ben que je devrais juste arrêter de penser à lui, que je devrais juste lâcher prise. J'y arrive pas!!!! J'suis pas capable!!! J'vois pas comment penser à moi. Quand je le fais, il revient tout mettre à terre. Quand je ne l'attends plus même s'il avait dit qu'il allait être là, parce qu'il est 5 minutes en retard, il finit toujours par arriver. Et puis là, je l'attends. Une fois. Depuis une semaine de lâchage de prise utopique, je l'attends et j'y crois à ce qu'il dit. ET VLAN, TABARNAK!!! Direct d'in dents!!! La claque dans face qui me répète à quel ostie de point je suis une conne! Ça me répète que c'est pas une grand coeur que j'ai, câlisse, j'suis juste crissement CONNE!!!!

Pis là, j'deviens comme une affaire de marde qui attend bien malgré elle. Comme si j'étais en otage. Comme si j'étais attachée à ma maison. Comme si je ne pouvais rien faire d'autre que de rester plantée là comme une épaisse. Pas capable de pelleter, de sortir, de manger. Pis j'm'en veux d'être aussi anesthésiée par la situation. Pis je me demande combien de temps j'vais restercomme ça, à attendre un Messie qui ne viendra pas?! Jusqu'à demain??
J'capote. Vraiment.
Je ne sais pas comment me contrôler, mais je le voudrais tant.
M'en crisser de lui comme il se criss de moi.
Et là, mes belles illusions sur sa fidélité s'envolent aussi vite qu'elles sont venues.

On est dimanche. C'est notre dernier soir ensemble dans l'appart et je suis seule.
Même s'il dit qu'il m'aime.
Même s'il dit qu'il sera là.
Qu'il trouve ça dur de partir...

Je pleure.

Respire....

J'ai quand même réussi à dormir.

Quand j'ai appelé au bar à 5h40 du mat, il était encore là... J'n'ai pas chiâlé. Il a ma passe, mais c'est un genre d'accident, ou d'acte manqué... Je ne sais pas, je m'en fous. Au moins, de le savoir encore là, ça m'a dit qu'il n'était pas chez une autre fille ou crashé quelque part.
Il a dit qu'il serait sans doute arrivé avant que je parte travailler, qu'il m'aimait, qu'il n'avait pas hâte de partir, que j'étais sa beauté et la seule beauté dans son coeur. Qu'on passerait dimanche ensemble parce que lundi, il part.

J'sais pas encore où. J'pense qu'il a visité plusieurs logement, mais n'a pas encore vraiment trouvé.

Anyway... me suis pas recouchée. J'ai fait mon éternel 4 tasses de café et je me dis que je vais aller faire quelques courses de char au PlayStation...

C'était surement la dernière fois qu'il découchait puisque si tout ce passe bien, il dormira ici seulement quand il aura envie d'être avec moi. Pas par obligation. Et je ne suis pas fâchée qu'il ne soit pas rentré. Un peu triste mais sans plus. Peut-être est-ce l'habitude qui s'installe.
Ça ne pourra pas être pire, ça ne peut qu'être mieux.

Dernière nuit ensemble ce soir. Dernier dimanche de job où je n'ai pas trop dormi. Dernière nuit que je ne dors pas à cause de l'angoisse, de l'inquiétude. Je l'aime. Il m'aime. On s'aimera sans aucun doute un peu mieux.

Les amises redeviendront ce qu'ils étaient. Je serai tranquille quand je voudrai. Je verrai l'homme que j'aime lorsqu'on en aura envie. La fée me manque, Noël approche, fait frette dehors.
Bonne journée!

samedi 12 décembre 2009

Fudge

Dans mes oreilles: The Flaming Lips - Do you realize??

Pas pire vendredi finalement. On a fait un genre de paix, et on a marché jusqu'au Milano pour faire d'la bonne pizza avec de bons ingrédients. On a fait l'amour. On était bien.

Il est parti pratiquer et visiter un appart. Il est supposé m'appeler après. soit pour que j'aille le rejoindre, soit pour que je lui dise que je ne bouge pas, je ne sais pas encore.

J'angoisse pour lundi. J'angoisse pour la suite.
Alors j'décape. Toutes les boiseries de l'appart. Au gun, au décapant. J'ai mal aux bras. Je m'occupe le corps et l'esprit.

Dans mes oreilles: Tegan and Sara - My number

J'écoute beaucoup de musique. J'bois. J'essaie d'oublier, de passer à travers. Tout ça me déchire vraiment. Le fait qu'on n'a pas été capable d'habiter ensemble. Ça me fait d'la peine pis ça me fait chier. Je l'aime. Vraiment. J'aurais voulu... J'aurais aimé...

J'vois pas pourquoi j'irais le rejoindre. J'ai pas d'argent. J'suis pas sortie depuis ma fête, sauf pour aller jouer au pool. J'travaille demain. J'ai le bras mort. Plus j'réfléchis, plus j'suis triste et moins j'ai envie de sortir, de m'accrocher un sourire dans face. J'suis triste câlisse, pis j'pas capable de faire semblant... Ça fait que je reste ici, avec ma Tremblay pis mon petit joint. J'vais me faire un macaroni. J'vais le laisser s'amuser. Je n'irai pas le voir se saoûler la gueule quand je devrai rentrer tôt. J'vais espérer qu'il rentre. Quand? m'en fous. J'veux juste qu'il rentre...

Dans mes oreilles: Martin Léon - Je m'demande

J'feel pour prendre une douche pis manger des pâtes. J'feel pas pour sortir. J'vais fumer mon ti bat pis j'vais faire ça. Tranquille. J'dormirais. J'sais pas si c'est à cause d'la bière ou du décapant qui brûle la peau...

Il m'a appelé. Pour me dire qu'il ne rentrerait pas tard. Qu'il m'aime.
J'fais du fudge comme me l'inspire ma meilleure.
Amen

vendredi 11 décembre 2009

Merde

Vendredi... Shity shity shity night. Pourtant tout allait bien. Je ne l'attendais plus, mais il est arrivé. (Parce qu'il est revenu, biensûr...) On a mangé d'la fondue. On était bien, enfin pas pire bien vu les circonstances d'la situation... Mais ça l'air qu'on est pas capable de passer 12 heures sans s'engueuler.

J'suis tannée. Tannée de brailler. Tannée de vouloir essayer des affaires pour trouver des solutions. Y'en n'a pas, de solutions. En tout cas, j'ai beau en trouver, j'peux pas construire une ville toute seule, ça prend un couple de bras de plus.

L'hiver de marde s'est montré le nez. Montréal est blanche.
Il part lundi.

J'sais pu si j'y crois à un nous dans des apparts séparés. J'voudrais mais j'sais pu. J'sais pas si j'veux d'un mec qui n'a jamais tort, qui ne met pas sa blonde dans ses priorités. J'sais pas si j'veux d'un mec qui boit autant, au point de ne pas être capable de rentrer à la maison.

C'est notre dernière fin de semaine dans le même appartement. J'sais pas s'il a trouvé son nouvel appart, mais trouvé ou pas, lundi il est parti. Même si j'ai jamais voulu qu'il parte. J'voudrais qu'on puisse se montrer qu'il y a encore d'l'espoir malgré la mort, qu'on va être mieux. J'voudrais qu'on passe la fin de semaine à y croire, ensemble.
Mais c'est la merde.

jeudi 3 décembre 2009

Still stade 1

Dans mes oreilles: Nick Cave! Nick Cave! Nick Cave and the Bad Seeds
Breathless

J'ai 2 bouteilles de vin. J'ai pas de nouvelles de ma chum qui était supposée m'appeler et arriver. Il m'a écrit... Il m'a écrit qu'il allait m'appeler avant son show, qu'il pensait à moi tout le temps, qu'il m'aimait malgré toute la marde ces jours-ci...

The Good Son
19h24. C'est drôle... J'suis sûre qu'il n'appellera pas. Ou en tout cas, pas aujourd'hui.

J'suis perdue. Perdue ben raide. J'veux qu'il revienne, pis j'veux pas. Pis j'sais pas. Je sais que ça ne changera pas et je voudrais que ça change.
One more man gone

We call upon the Author
Ostie que je m'ennuie...
what we once thought we had we didnt
& what we have now will never be that way again
so WE CALL UPON THE AUTHOR TO EXPLAIN!!!!
(well, he knew exactly who to blame!!!!)
I feel like a VACUUM CLEANER!!! A COMPLETE SUCKER!!!!
(it's fucked up & he is a fucker!)

Ma chum s'en vient. Parce qu'il appelera pas.
Vive Cave, le vin... pis fuck le reste.
Pour maintenant.
Jusqu'à demain.
Au moins.
J'espère.
J'essaye.

Brrrrr

C'est difficile.
J'ai pas de nouvelles.

J'voudrais qu'il s'excuse à genoux et qu'il ne recommence plus jamais.
Que ce soit vrai.
J'n'y crois pas, fais-t'en pas!

J'dors avec ses Tshirts sales pour garder un peu de son odeur.
Il me manque.

Mais quand je pense qu'il s'est surement tapé une fille, mon coeur se rempli de rage et de peine et je le trouve juste sale; je m'ennuie un peu moins.

Au boulot, même si c'est vraiment pénible.

mercredi 2 décembre 2009

Stade 1

Première nuit sans l'homme... J'ai dormi.

Maintenant je me ronge encore une fois de culpabilité. Si j'avais fermé ma gueule hier, si je ne l'avais pas mis dehors, j'aurais sans doute passé la soirée avec lui, on aurait peut-être été bien et il m'aurait sans doute souhaiter bon anniversaire. Une seule chose dont je suis définitivement certaine, le découchage et la prise de brosse aurait recommencé aujourd'hui, ou demain. J'aurais fermé ma gueule, accumuler, mais rien jamais ne changera.

Il a fallu que je suive mon guts. Avant même d'en être consciente, je l'ai mis dehors. Surement parce que je sais que ça ne s'améliorera pas, parce que je sens qu'il s'en tape de ce que ça me fait, de comment je me sens. Et franchement, à quoi bon aimer quelqu'un qui n'a aucune considération pour sa blonde?

J'suis descendue au Cheval hier. Il y avait un vernissage et même s'il était là, j'suis allée prendre une bière avec mon Corbeau. Il n'a pas voulu me parler. Il avait l'air à la chasse aux femmes, pour se prouver quelque chose ou juste pour me faire chier. J'lui avais écrit une lettre qui dit le pourquoi je fais ça. Qui dit que j'aime pas ça le mettre dehors comme il peut le penser, mais que j'suis pu capable d'avoir d'la peine et aucune considération. Que j'suis pu capable de croire à des paroles fausses. Que je l'aime mais que je ne pourrai jamais vivre comme ça encore 2 semaines, quand je dois tout accepter et qu'il ne fait aucun bout de chemin. Il ne l'a pas pris. Fâché comme il était, c'est peut-être mieux de même parce que ça aurait passé comme dans du beurre, il ne l'aurait probablement pas lu à tête reposée...

J'vais essayé de tenir mon bout. Ça fera peut-être avancer les choses. Changer les perspectives.
Allumer quelque chose dans le fond de son coeur ou de sa tête...
Moi, comme ça, je ne peux plus continuer.
Tant qu'à dormir tout le temps seule, aussi bien avoir un peu de contrôle là-dessus sinon je ne contrôle plus rien, ni mon sommeil, ni ma performance au travail qui devient de plus en plus pitoyable. Ce n'est pas pour le punir, plus un peu dans l'espoir qu'il comprenne.

Je l'aime. Malgré tout. Et je trouve ça difficile en sale d'affronter le froid sans lui.

mardi 1 décembre 2009

CLAK

J'suis rentrée au boulot. Chaque fois qu'on me souhaitait un joyeux anniversaire, les larmes me montaient aux yeux, mon menton se mettait à trembler.
J'ai pleuré. Beaucoup.
Et je suis rentrée chez moi après être passée au guichet pour retirer son argent. L'argent qu'il m'avait donné pour rester jusqu'au 15 du mois. Je lui ai redonné et j'ai repris ma clef.

Ça me déchire.
Je l'aime c'te mec-là.

Mais malgré toute la déchirure qui me transperce le corps, pour ma survie à moi, j'avais comme pas le choix.

Il est parti en me disant que j'avais le gros boutte. Que j'allais être enfin heureuse dans mon appart de marde avec ma vie de marde. Que j'étais contente pis que j'aimais ça le mettre dehors. S'il savait... S'il savait combien ça me brise le coeur, combien j'aurais voulu qu'il me prenne dans ses bras, qu'il s'excuse un peu... S'il savait combien je tiens à nous, à lui et à quel point ça me déchire le coeur de devoir arrêter tout ça, de devoir accepter mes limites...
On verra quand on se parlera. On verra quand il sera moins fâché.

And a shity birthday to me...

Malgré les promesses, l'homme n'est pas rentré et je me réveille seule le jour de mes 28 ans.

Je ne sais plus comment je me sens... Triste? Fâchée? Insultée? Humiliée... Je ne sais plus. Me sens vide en criss par exemple, et je me dis que peu importe le bien que je nous veux, il n'y aura plus rien, les fleurs sont fanées, le jardin est glacé.

J'lui prête ma passe d'autobus pour qu'il aille jouer chez Baptiste. Il ne rentre pas. Je dois payer le métro, en plus de payer ma passe du mois...

Pourquoi il me fuit? Pourquoi il me fait ça? Se rend-il compte de l'ampleur des dégats??

Quand il reviendra, je ne pourrai même pas exprimer ma tristesse et ma déception. Je devrai fermer ma gueule si je ne veux pas faire de chicane. Parce que si je parle, "je reviens sur le passé" et je cherche la chicane. Pis comme je suis toujours déçue, dans sa tête je ne fais que ça, chercher la chicane... Est-ce vraiment moi, ma faute?? N'est-ce pas chercher la chicane que de fuir, que de ne pas faire ce qu'on dit qu'on allait faire? J'sais plus. J'sais plus rien et je sens que ce sera une autre journée de full marde!

Samedi, à ma soirée de fête, il était saoul et il s'est mis à dire des niaiseries. Assez pour que je saute une coche solide, que je déchire des anciennes lettres à lui, que je casse un de ses cds, assez pour qu ma main parte et percute son visage. Il s'est fendu la lèvre. À cause de moi, de ma faute de violence de marde que je dois régler (sinon je battrai surement mes enfants...). Il est parti sans clef, est revenu hier. On a réussi à passer une journée pas pire, moi rongée de culpabiblité et lui qui disait que je n'aurais sans doute pas fait ça s'il n'avait pas été là pour me crinquer...
On s'est engueulé encore avant qu'il parte pour son show. Encore. Et il m'a crié dessus comme un perdu, comme jamais on ne m'a crié après. Ma main s'est relevée. J'ai réussi à la baisser sans rien frapper, mais le spasme de son corps pour se protéger lui a fait terriblement mal à son épaule blessée. Encore une fois, c'était ma faute. Et encore une fois, il est parti frustré, et encore une fois j'ai dormi seule sans nouvelle, et encore une fois je repars travailler sans savoir s'il sera là ce soir ou pas.... Le jour de ma fête. De mon anniversaire...

Pourquoi on est pas capable de régler ce qui ne va pas? Pourquoi on n'arrive même pas à trouver la base du bobo???
Pourquoi on n'arrive pas à être heureux?
Pourquoi j'ai l'impression qu'il s'en câlisse??

Encore une fois sans sommeil, les pieds dans le vide, je me laisse glisser dans cette journée, pitoyable et pathétique. Elle va ben finir par passer. Ça va ben finir par finir. Le 15 va arriver, il devra déménager, avec ou sans nouveau logement. Même si je ne veux pas, même si j'aurais juste voulu du bien, du beau et du moelleux. D'ici là, je tenterai de rester calme, de ne pas lever les armes, de ne pas détruire ce qui lui appartient et ce qu'il nous reste. De fermer ma gueule de violente qui est beaucoup trop exigente, selon lui.

Je l'aime, mais je ne sais plus comment l'aimer.
Joyeux anniversaire (et, vu les circonstances, journée la plus triste au monde à moi.)