J'étais prête à lui laisser jusqu'à la mi-décembre pour se trouver quelque chose. J'ai changé d'idée.
Il a beau m'appeler 2 fois pis me dire qu'il va dormir chez Wézo, m'en suce le cul!! Encore pas capable de rentrer, de respecter ses engagements si petits soient-ils...
J'suis tannée de passer après tout le reste. La musique ça passait, mais après l'alcool, après n'importe quelle niaiseries... Ya des limites. Tout le monde a ses limites, j'ai atteint les miennes.
Le pire, c'est qu'avant, il serait arrivé, peu importe son état par envie d'être avec moi et ce n'est plus le cas.
Si le gars avait envie d'être avec moi, où serait-il?????
AVEC MOI!
Si le gars ne me prennait pas pour acquis, où serait-il?????
AVEC MOI!!
Pas tout le temps... Mais après tromperie et beuveries débauchées, me semble que j'essaierais de récupérer ce qu'il reste d'intact et je le protègerais. Ça l'air qu'on pense pas tous pareil. Alors mon intact se désagrège, petit à petit, et il ne reste presque plus rien.
Yen a qui s'en criss du monde. Qui ne pensent pas au mal qu'ils peuvent faire, trop occupés par leur petit nombril et ce qui vient avec. S'en criss même de la fille à qui ils disent je t'aime, sans peut-être même le penser ou le sentir, ou peut-être par automatisme, pour se sauver de j'sais pas quoi qui fait peur. Pour camouffler la vérité.
On se crie après... c'est pas ça, s'aimer...
Toujours l'impression de faire le premier pas après la chicane, de dire que c'est cave de se chicaner pour des niaiseries du genre... Toujours celle qui essaye et qui essaye dans le vide, parce que ça ne donne et ne donnera rien, le mec en a rien à cirer d'la nana. Et la nana n'est plus la petite conne qu'elle pouvait être au temps de Giovanni ou de Barney.
La petite conne contrôlante à envie d'être aimée pour ce qu'elle est. Avec son caratère de marde, certes, mais aussi avec son coeur fragile. Avec ses peurs et ses angoisses, pis ses niaiseries qu'elles soient drôles ou romantiques, ou plates. La petite conne qui vampirise a besoin de sécurité, de savoir qu'elle pourra toujours compter sur celui qu'elle aime. Et tout ce que je ressens de la part de celui dont je suis désespérément amoureuse, c'est de la haine, du mépris, de l'écoeurantite... S'il m'aime, on saura faire, sinon on passera à autre chose.
J'pus capable de l'entendre, de le voir s'en crisser. De lui, de moi, de nous, de la vie, de tout. Tant qu'à être avec quelqu'un, autant que ce soit un homme fort qui me prend dans ses bras quand je capote pour me dire que tout va bien aller. Un homme qui a ses activités, mais qui rentre coucher dans son lit le soir parce qu'il a hâte de retrouver le corps nu de sa douce et que ça compte beaucoup pour lui, que ce soit important. Que notre bonheur à deux soit important.
Parce que je suis en criss pis qu'il ne rentre pas, on s'engueule. Je dois lâcher prise. M'en foutre.
Lâcher prise...
Mais au lieu de gueuler, j'voudrais tellement entendre "ti-pois... j't'aime tellement... on s'voit demain ok..." pour me calmer, quelque chose... mais non, et je capote pis je dis que je mets toutte son stock dehors, pis au lieu de me calmer ou de j'sais pas quoi, il dit "GO!!! m'en câlisse!!"
Mon héros ne peut pas vraiment m'aimer, parce qu'on dirait qu'il se noie. J'lui tends la main et il ne la prend pas. Combien de temps devrai-je rester là à le regarder descendre? Devrais-je aller chercher de l'aide? Devrais-je sauter aussi??
S'il savait combien je l'aime ce serait peut-être différent.
S'il était capable de voir...
J'me sens caller de plus en plus moi-même et lui ne pourra peut-être jamais me tendre la main...
L'affaire, c'est que je sais nager. Pis j'vais me sortir de l'eau, qu'il sorte ou qu'il ne sorte pas.
Et ce n'est pas par choix. C'est d'la survie.