vendredi 27 novembre 2009

HOLD ON TO YOURSELF

(I'm so far away from you)

I'm pacing up & down my room
does Jesus only love a man who loses?

I turn on the radio--------
there's some cat on the saxophone
laying down a litany of excuses

there's madhouse longing in my baby's eyes

she rubs the lamp between her tights
& hopes the genie comes out singing

she lives in some forgotten song
& moves like she is zombie-strong



breathes steady as the pendulum---

keeps swinging
oooooooo you better hold on to yourself

well cities rust & fall to ruin

factories close & cars go cruising

in around the borders of her vision

shes says o o o o o o o o o

as Jesus make the flowers grow
all around the scene of her collision
o you know I would / I'd hold on to yourself

in the middle of the night


I try my best to chase outside
the phantoms & the ghosts & fairy-girls

on 1001 night likes these

she mutters open sesame


& Ali Baba & the forty thieves

launch her off the face of the world


o you know/on day I'll comme back/&hold on to yourself

o baby I'm a 1000 miles away


I just don't know what to say
cause Jesus only loves a man who bruises

but darling we can clearly see


it's all life & fire & lunacy
& excuses & excuses & excuses
if I could, I would/ I'd lie right down/ & hold on to yourself

one day I'll come back to you & I'll lie down & I'll hold on to yourself

Soupirages...

Dans mes oreilles: Moonland - Nick Cavec and the Bad Seeds

On dirait que tout va bien du dimanche au mercredi quand je pars travailler. Parce que le mercredi il pratique. Parce que le mercredi, je me mets à capoter, à lui demander à quelle heure il pense rentrer et que ça me fait capoter et que là je l'énerve et j'peux très bien comprendre pourquoi. Parce que le mercredi, il ne rentre pas à l'heure qu'il m'a dit ou ne rentre pas du tout. Des fois sans appeler. Parce que le mercredi, je m'endors seule si je réussis à fermer l'oeil. Parce que le mercredi je me réveille la nuit et constate qu'il n'est pas arrivé et que je ne me rendors plus. Cette semaine, ça m'a pris toute mon énergie de fermer ma gueule et de ne pas demander quand il allait rentrer, de ne pas lui demander de m'appeler. Il m'a envoyé un courriel à la job pour dire qu'il allait rentrer à minuit max... J'ai rien demandé. Et tout de suite après cette courte lecture, je devais me convaincre de ne pas l'attendre, parce que je ne le crois pas qu'il arrivera. J'suis rentrée à la maison, n'ai pas réussi à dormir avant 2h30 du mat, et je me répétais sans cesse, just like a broken record, qu'il n'allait pas rentrer...
Quand j'ai entendu la porte à 3h30, j'ai poussé un cri, j'ai eu peur.

(Hier, il est venu me chercher au travail. En descendant en vélo, il s'est fait frappé par un char. Il est pas pire. N'a pas voulu aller à l'hôpital. Moi, qui est prête à passer ma soirée à l'aider, à attendre avec lui pendant 12 heures à l'urgence... On allait y aller, mais il se sentait de mieux en mieux... Sauf que le fait que je sois prête à passer tout ce temps et cette énergie avec lui, c'est pas un geste d'amour, ça? C'est pas une preuve que je tiens à lui? Il ne semble pas.)

Alors, pour en revenir à mon beau pattern... Le jeudi, je feel souvent très scrap. Parce que même si je veux lâcher prise plus que tout, j'n'y arrive pas. J'manque de sommeil. J'me sens seule. Pas rassurée. Pis je vois la fin de semaine arriver. Pis c'est sûr qu'on va se pogner. Parce que je vais vouloir lui dire comment je me sens, ce que ça me fait, que je ne suis pas capable de tougher ça encore... Que deux semaines c'est long... Qu'il pourrait aller voir des amis, partir une couple de jours... Il me dit que j'ai juste à partir, moi.
Bref journée de marde à s'obstiner. Après, souvent on se réconcilie, on passe 2-3 belles journées et le cycle repart...

Les relations, selon moi, devraient être basées sur la confiance, l'honnêteté et la sécurité.
Selon lui, c'est une façon de voir les choses et ce n'est pas la sienne.
Alors les bras me tombent.
Parce qu'il dit qu'il n'a rien à me prouver, pis que ça job n'est pas de me faire sentir en sécurité. Que le degré de mon attente face à la sécurité est trop élevé. Que j'en demande trop.
Alors quoi??

J'pense que je me suis fait un petit rêve, une genre de bulle imaginaire en pensant que ça va aller bien une fois chacun de son bord. J'pense que c'est une belle utopie que je me suis fabriquée. Je l'aime et plus ça va, plus je me déteste et me trouve ridicule. Comme si ça me pêtait dans face que je rêve depuis le début. "Réveille, ostie de conne!!! Comme si votre amour était assez fort pour tout ça!! Come on..." L'amour... ça prend plus que ça pour bâtir quelque chose de solide et de fort, qui résistera aux intempéries. Ça prend du coeur pis d'la volonté, pis des compromis et du don de soi... Et une personne ne peut pas tout faire toute seule... C'est exactement comment je me sens là-dedans: toute seule.

Question de relations

Je te demande, toi, lecteur...

Quelles sont les bases d'une relation de couple??

mercredi 25 novembre 2009

Sagittaire pseudo solitaire

Dans mes oreilles: Toute se touche - Martin Lapalme

28 ans dans une semaine exactement. Me sens vieille et ridée, même si je me fais cartée partout, même si je ne mesure pas 5 pieds... Je sens mon âme et mon corps fatigués, même si j'n'ai pas encore assez chanter, danser, hurler, aimer, nager, bu et manger.

Trop contente d'être saluer par un mec palmé. Même si je me sens un peu nue et que je me demande s'il me lit ou a simplement googooler pour retrouver son nom... Même si je me sens vraiment nue, ce commentaire et sa suite balaient un peu mon ciel gris, repeignent les nuages d'un bleu plus clair. Ça m'a fait du bien. Merci.

Pour le reste. Le reste. Justement.
L'homme déménage. Si on s'aime, on s'aimera au-delà de ça. Parce que je le sens qu'on s'aime. Qu'il m'aime. Quand on se fait pas chier. Pis avant de déménager ensemble, on ne se faisait pas chier. En tout cas, jamais autant que là. Je ne peux plus ne pas dormir de la nuit, aller travailler. Me demander pendant des heures s'il va rentrer ou même juste téléphoner... Avant... Comme il dit dans COBRA, avaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaant quand on ne se voyait pas, on se parlait souvent au téléphone, on se disait qu'on s'aimait, qu'on avait hâte de se voir. Il disait "m'en vais pratiquer! Tu finis à 17h demain? J'serai là! j't'aime beauté!", et je faisais mes choses, voyais beaucoup plus de gens que j'aime, pis SURTOUT, je ne capotais pas. Parce qu'il était toujours là, le lendemain, à 17h...
Moi je ne peux plus passer de nuits blanches, lui ne peut plus se faire tomber sur la tomate parce qu'il part sur la brosse.
Ça marchera peut-être. J'y crois. Je l'aime et j'ai espoir.

Mais... malgré l'espoir... je relis pour la 2e fois un ti pain chaud de psycho-pop.
Pour me rappeler que je suis une femme extra. J'suis peut-être pas le top modèle de 6 pieds, blonde et nunuche. J'suis vraie, intègre, loyale et fidèle, drôle et nympho. J'veux avoir du fun avec des gens vrais, sincères et quelque peu sur la même voie que moi. Des hypocrites, j'en veux pas... Anyway, j'suis fabuleuse à ma façon et j'ai tendance à m'oublier.

La fée en Inde me manque encore.


Alors ce sera la rrrrrrrrrrrrrrrrouuuuummmbaaaaaaaa ce samedi soir au chfal. Mon rêve serait de faire la fête de 15 à 3... ou de 15 à 4h30... héhé.
J'sais pas pourquoi. Pour me prouver quoi?
J'sais pas. J'ai comme besoin d'oublier que je vais encore vieillir.
D'oublier que je suis loin de mon rêve de show.
De mon rêve d'homme.
De mon rêve de vie, si petit est-il.
Pis pour tout remettre en place. Pour me relever et repartir sur un nouveau pied. Ou peut-être deux...

Bref...

Si je ne te réécris pas d'ici là, je lèverai mon verre pour toi.

mercredi 18 novembre 2009

Petit Poisson

J'étais prête à lui laisser jusqu'à la mi-décembre pour se trouver quelque chose. J'ai changé d'idée.
Il a beau m'appeler 2 fois pis me dire qu'il va dormir chez Wézo, m'en suce le cul!! Encore pas capable de rentrer, de respecter ses engagements si petits soient-ils...
J'suis tannée de passer après tout le reste. La musique ça passait, mais après l'alcool, après n'importe quelle niaiseries... Ya des limites. Tout le monde a ses limites, j'ai atteint les miennes.
Le pire, c'est qu'avant, il serait arrivé, peu importe son état par envie d'être avec moi et ce n'est plus le cas.

Si le gars avait envie d'être avec moi, où serait-il?????
AVEC MOI!
Si le gars ne me prennait pas pour acquis, où serait-il?????
AVEC MOI!!
Pas tout le temps... Mais après tromperie et beuveries débauchées, me semble que j'essaierais de récupérer ce qu'il reste d'intact et je le protègerais. Ça l'air qu'on pense pas tous pareil. Alors mon intact se désagrège, petit à petit, et il ne reste presque plus rien.

Yen a qui s'en criss du monde. Qui ne pensent pas au mal qu'ils peuvent faire, trop occupés par leur petit nombril et ce qui vient avec. S'en criss même de la fille à qui ils disent je t'aime, sans peut-être même le penser ou le sentir, ou peut-être par automatisme, pour se sauver de j'sais pas quoi qui fait peur. Pour camouffler la vérité.
On se crie après... c'est pas ça, s'aimer...
Toujours l'impression de faire le premier pas après la chicane, de dire que c'est cave de se chicaner pour des niaiseries du genre... Toujours celle qui essaye et qui essaye dans le vide, parce que ça ne donne et ne donnera rien, le mec en a rien à cirer d'la nana. Et la nana n'est plus la petite conne qu'elle pouvait être au temps de Giovanni ou de Barney.
La petite conne contrôlante à envie d'être aimée pour ce qu'elle est. Avec son caratère de marde, certes, mais aussi avec son coeur fragile. Avec ses peurs et ses angoisses, pis ses niaiseries qu'elles soient drôles ou romantiques, ou plates. La petite conne qui vampirise a besoin de sécurité, de savoir qu'elle pourra toujours compter sur celui qu'elle aime. Et tout ce que je ressens de la part de celui dont je suis désespérément amoureuse, c'est de la haine, du mépris, de l'écoeurantite... S'il m'aime, on saura faire, sinon on passera à autre chose.

J'pus capable de l'entendre, de le voir s'en crisser. De lui, de moi, de nous, de la vie, de tout. Tant qu'à être avec quelqu'un, autant que ce soit un homme fort qui me prend dans ses bras quand je capote pour me dire que tout va bien aller. Un homme qui a ses activités, mais qui rentre coucher dans son lit le soir parce qu'il a hâte de retrouver le corps nu de sa douce et que ça compte beaucoup pour lui, que ce soit important. Que notre bonheur à deux soit important.

Parce que je suis en criss pis qu'il ne rentre pas, on s'engueule. Je dois lâcher prise. M'en foutre.
Lâcher prise...
Mais au lieu de gueuler, j'voudrais tellement entendre "ti-pois... j't'aime tellement... on s'voit demain ok..." pour me calmer, quelque chose... mais non, et je capote pis je dis que je mets toutte son stock dehors, pis au lieu de me calmer ou de j'sais pas quoi, il dit "GO!!! m'en câlisse!!"

Mon héros ne peut pas vraiment m'aimer, parce qu'on dirait qu'il se noie. J'lui tends la main et il ne la prend pas. Combien de temps devrai-je rester là à le regarder descendre? Devrais-je aller chercher de l'aide? Devrais-je sauter aussi??
S'il savait combien je l'aime ce serait peut-être différent.
S'il était capable de voir...
J'me sens caller de plus en plus moi-même et lui ne pourra peut-être jamais me tendre la main...
L'affaire, c'est que je sais nager. Pis j'vais me sortir de l'eau, qu'il sorte ou qu'il ne sorte pas.
Et ce n'est pas par choix. C'est d'la survie.

vendredi 13 novembre 2009

Shit goes on...

Il est supposé être là dans 30 minutes.
Je n'y crois pas vraiment.

C'est terminé. Je ne sens aucun amour de sa part.
Je sens que je ne vaux rien, que notre relation n'a aucune importance à ses yeux.

Ça fait 3 jours que je ne l'ai pas vu.
J'vais lui dire qu'il part. Le plus vite possible.
Lui demander comment il voudrait qu'on fasse ça, dans quel climat ce serait mieux...
J'suis tellement à boutte...
J'ai donné tout ce que j'étais pour lui pis il ne le voit pas.

J'suis toute seule. C'est terminé.
Et j'aurais tellement voulu le contraire, que ça marche, qu'on ne se fasse pas chier.
Moi je le fais chier... Il part pendant 3 jours sur la go, pis c'est moi qui le fait chier?!
Come on...

C'est pas ça que je veux. Moi tout ce que je voudrais c'est être avec lui, heureuse et amoureuse et en sécurité. Je ne l'aurai pas. Parce qu'il aime ça, sa vie comme ça.
J'vois vraiment pas ce que je pourrais faire pour améliorer la condition de son coeur, du mien et de ce qui nous entoure...
Le pire, c'est que je l'aime. Pis ça me fait tellement mal.
De le laisser partir.
De voir mon amour s'envoler.
De regarder les miettes de mon coeur qui traînent au sol.
C'est pas ça que je veux, que je voulais. Je l'aime. Et tout ce qui comptait pour moi, c'était qu'on soit heureux. Dans le respect.
Ça a éclaté.
Sans que je comprenne trop.
Les "je t'aime, à tantôt."
Pis finalement, pas de tantôt...

So...
J'vais l'attendre... pour lui dire de partir.
Pour lui dire que je dois être aucourant de tous les mouvements, s'il prend son temps ici.
Sinon... ben... j'serai pas capable.

mercredi 11 novembre 2009

Shit Express

Tellement de choses en peu de temps...

Il m'a trompée.
D'abord, c'était la seule chose que je redoutais vraiment, dû à mon manque de confiance en tout, en moi. La seule chose que je ne pouvais pas accepter. Après toutes ces années à travailler sur moi, après toutes ces nuits à ne pas dormir parce qu'il traîne dans les bars, parce que je ne sais pas où il est, parce que je m'inquiète pour lui... Parce que je l'aime et que sa maison est ici... Toutes ces nuits, à ne pas trop pêter ma coche le lendemain, pour l'unique principe du "vivre et laisser vivre"... C'était trop.
Brisée, ma confiance en moi encore, moi qui me sens tellement plus laide et plus vieille depuis l'adultère. Qui se sens comme du vieux stock dont on n'a plus besoin. Brisée ma confiance en lui, qui m'avait dit, quelques heures plus tôt, que JAMAIS il ne me tromperait...
Il est revenu. M'a dit qu'il était allé dormir chez une fille, m'a juré qu'il ne m'avait pas trompée...

3 jours plus tard, ça me trottait encore en tête, au point de ne pas dormir. Ça se sent quand on ment. La malhonnêteté, ça pue.
J'ai fouillé dans ses jeans, trouvé une genre de preuve, confronté...
J'l'ai mis dehors...


Il est revenu.
Je l'ai repris... J'ai pas été capable de le laisser dehors...


Il est reparti sur la brosse... 2 semaines après...
m'a appelé pour me dire qu'il allait rentré. 1h du mat max.
À 15h le lendemain, il n'était pas encore arrivé et ne m'avait pas rappelée. J'ai pas dormi.
Encore.

Quand il est revenu, il m'a dit qu'il n'allait pas changé. Qu'il aimait ça, partir sur la débauche comme un malade... Que c'était ça sa vie depuis 10 ans... J'ai dit que je n'en voulais pas.
Que je ne pouvais plus ne pas dormir.

Tellement de pleurs, de shakages, d'émotions de marde ces derniers temps. Tellement rien à voir avec ce dont j'ai besoin, ce dont j'ai vraiment envie. Tellement loin l'un de l'autre...
Tellement dur de se regarder pis de se dire qu'on devrait ne plus habiter ensemble. Tellement dur d'avoir cru et de vouloir encore croire quand on sait terriblement que ça ne changera jamais. Tellement dur de constater que mon amour et que l'amour que l'homme que j'aime importe moins que de se pêter la face solide... Dévastée. Étouffée.
Lui dira que ça n'a rien à voir...
Me semble que quand quelqu'un dit "ce que tu fais détruit notre relation. Je tiens à toi et ne veux pas te perdre, mais je n'en peux plus."... me semble que c'est clair que si tu ne rentres pas, si tu repars sur la go 2 jours plus tard... Me semble que ça a à voir.
Me semble que ça prouve que j'ai raison de me sentir moins importante que tout le reste...
Me semble que ça prouve qu'il n'y tient pas vraiment, ni à moi, ni à nous, ni à reconstruire notre bateau, ni fuck all.

Ben voilà. Ça fait 2 jours. Il vient de m'appeler. Il a ben l'air d'un gars qui part encore...
Je ne l'attendrai pas.
Je ne l'attendrai plus.
J'pense qu'il n'a pas compris...
Ou, plus simplement encore, qu'il s'en câlisse.

Moi je valse, entre le oui, le non, l'amour et la raison...
Pu de tête.